Perspectives — Du 28 au 30 novembre 2017

Le directeur parlementaire du budget (DPB) a publié le rapport Analyse des changements à l’imposition des revenus de placements passifs des sociétés, dans lequel il confirme que les attaques du ministre des Finances ciblent bien les petites entreprises du Canada. Le DPB a constaté que les mesures contribuaient à augmenter les impôts de 15 % dans un secteur qui constitue un moteur pour les économies locales. Et ce sont les leaders communautaires des petites entreprises de partout au Canada qui paieront la note, nous dit-il.

Les courtiers d’assurance, les conseillers financiers, les agents d’immeuble, les conseillers en administration de petites entreprises, les vétérinaires, les avocats de petites villes, les médecins, les dentistes, et beaucoup d’autres paieront plus d’impôt pour couvrir les coûts de cette ponction fiscale des libéraux.

Ces citoyens ne souhaitent pas faire fortune; ils veulent simplement répondre à leurs besoins de base, envoyer leurs enfants à l’école ou agrandir leur entreprise pour créer des emplois. Ils ne cachent pas leur argent dans des comptes de banque à l’étranger ou des villas oubliées en France, et ce ne sont pas eux les hypocrites.

La semaine dernière, le Comité sénatorial des finances nationales a terminé une série d’audiences publiques pancanadiennes qu’il a menées sur cette réforme fiscale. Il a entendu beaucoup de petites sociétés et d’entrepreneurs exprimer leurs préoccupations et confier que le gouvernement proposait des modifications fiscales complexes qui feront mal aux petites entreprises et les noieront sous la paperasse.

Le comité poursuit son étude exhaustive de la réforme fiscale. Jusqu’à maintenant, les observations formulées sont liées aux données du récent rapport du DPB qui révèlent que le ministre des Finances cible les petites entreprises du Canada.

Les sénateurs conservateurs continueront de lutter contre ces hausses d’impôt injustes à toutes les étapes du processus.