Hommages à l’honorable Nancy Greene Raine, O.C., O.C.B.

L’honorable Larry W. Smith (leader de l’opposition) : Honorables sénateurs, aujourd’hui, nous faisons affectueusement nos adieux à une amie et à une collègue, la seule et unique sénatrice Nancy Greene Raine. Il y a 50 ans, elle a frappé l’imagination des Canadiens en remportant une médaille d’or olympique à l’épreuve de slalom géant à Grenoble, en France. Sa place dans l’histoire du Canada est garantie. Aujourd’hui, à l’heure de la retraite, la sénatrice Raine peut avoir la certitude qu’elle a eu également une incidence positive sur le Sénat.

Bref, Nancy Greene Raine est unique. Je pourrais passer tout le temps qui m’est accordé à énumérer ses accomplissements et les prix qui lui ont été décernés, mais je n’en mentionnerai que quelques-uns. Elle est une médaillée d’or et d’argent en ski alpin aux Olympiques de 1968, une championne de la Coupe du monde, une Officière de l’Ordre du Canada, une officière de l’Ordre de la Colombie-Britannique, l’athlète féminine canadienne du XXe siècle, et j’en passe.

La discipline et la détermination dont elle a fait preuve comme athlète de calibre mondial ont été utiles à Nancy Greene Raine dans son travail ici, au Sénat du Canada. La sénatrice Raine a été nommée à la Chambre haute en janvier 2009, sur la recommandation de notre ancien premier ministre, le très honorable Stephen Harper, afin de représenter la province de la Colombie-Britannique.

Depuis neuf ans et demi, elle s’acquitte fidèlement et allègrement de ses fonctions. Elle a été membre de plusieurs comités sénatoriaux permanents. Elle a poursuivi son travail malgré les sérieux problèmes de santé qui l’ont affligée ces derniers temps.

Personne n’a été surpris de constater qu’une bonne partie du travail de la sénatrice Raine au Sénat a porté sur la promotion d’un mode de vie sain et actif. En 2014, le projet de loi S-211, coparrainé par la sénatrice Raine, a reçu la sanction royale. Il a fait du premier samedi de juin la Journée nationale de la santé et de la condition physique.

Par ailleurs, la sénatrice Raine est au nombre des personnes qui sont à l’origine de la Journée de ski sur la Colline. Notre collègue a continué de participer activement aux travaux du Parlement du Canada jusqu’à la fin de sa carrière de sénatrice, comme en témoigne son projet de loi d’intérêt public, le projet de loi S-228, qui vise à interdire la publicité sur les aliments et les boissons s’adressant aux enfants et qui est actuellement à l’étude à l’autre endroit.

Je sais que mon sentiment est partagé par tous les sénateurs — pas uniquement par les sénateurs conservateurs —, lorsque je dis que vous nous manquerez certainement beaucoup, Nancy. Néanmoins, nous savons que la retraite signifie pour notre collègue plus de temps à passer dans sa Colombie-Britannique adorée pour skier et être proche de sa famille. L’année prochaine, la sénatrice Raine et son mari, Al, célébrerons 50 ans de mariage, un jalon formidable.

Nous vous faisons nos meilleurs vœux, à vous et Al, à l’heure où vous entreprenez un nouveau chapitre de votre vie.

Sur une note personnelle, je voudrais dire que j’ai passé beaucoup d’années dans l’univers des sports, en tant qu’athlète. Lorsque j’ai fait mes débuts au Sénat, j’ai tout de suite remarqué qu’on m’observait. Que voit-on lorsqu’on regarde Nancy Greene Raine? On aperçoit la flamme dans ses yeux. On sait qu’elle est prête à battre ses adversaires à tout coup. On comprend qu’on a affaire à une vraie athlète. La flamme dans les yeux nous dit que beaucoup de belles valeurs humaines résident dans cette personnalité. Félicitations, Nancy.