Perspectives — Du 25 au 27 septembre 2018

La semaine dernière, l’honorable Jody Wilson-Raybould, ministre de la Justice, a pris part à la période des questions au Sénat. Le caucus conservateur du Sénat a profité de l’occasion pour poser des questions essentielles sur la légalisation prochaine de la marijuana, prévue le 17 octobre prochain.
Le mois dernier, le gouvernement a annoncé l’approbation du premier (et unique) appareil de dépistage du cannabis que pourront utiliser les policiers.
Or, beaucoup des principaux services de police du Canada n’ont pas commandé cet appareil, et ce, en raison de doutes quant à son exactitude dans le froid des hivers canadiens, de son nombre élevé de faux résultats, et de son coût de 6 000 $. Il y a des raisons légitimes de craindre que l’inexactitude de cet appareil pourrait entraîner le rejet des accusations déposées contre les contrevenants; les contribuables canadiens n’auraient alors qu’à payer la facture.
Le printemps dernier, les sénateurs conservateurs ont étudié le projet de loi du gouvernement sur la marijuana (projet de loi C-45) et émis de graves réserves au sujet du processus de mise en œuvre. Des rapports de comité et des amendements ont été proposés, mais la plupart ont été rejetés par le gouvernement : les libéraux préféraient respecter l’échéance qu’ils s’étaient fixée pour la légalisation que de répondre aux nombreuses préoccupations soulevées et travailler à améliorer la loi.
Le gouvernement n’est simplement pas prêt pour ce changement social majeur. L’une des priorités du gouvernement aurait dû être de s’assurer que les policiers aient les outils dont ils auront besoin avant la légalisation. Il est décevant que la santé et la sécurité de nos citoyens n’aient pas figuré au premier rang des considérations du gouvernement.