Perspectives — Du 2 au 4 octobre 2018

Des sénateurs conservateurs sont préoccupés par l’échéancier de construction du projet d’expansion de Trans Mountain.
La semaine dernière, le ministre des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi, a annoncé que le gouvernement ne ferait pas appel de la décision de la Cour d’appel fédérale, affirmant qu’elle serait « inefficace ». Par ailleurs, il a refusé de fournir un échéancier selon lequel le gouvernement entendait effectuer le processus de consultation auprès des Autochtones.
Par son refus de fournir un simple échéancier sur l’exécution du projet, le gouvernement met en péril des milliers d’emplois canadiens. La leader adjointe de l’opposition, la sénatrice Yonah Martin, a fait remarquer cette semaine que le gouvernement avait fait deux annonces par suite de décision de la Cour d’appel fédérale – mais que ni l’une ni l’autre ne contenait d’indications claires sur l’avenir du projet.
En conférence de presse, le ministre Sohi a dû répondre à la simple question suivante : Est‑il possible que, au terme du processus de consultation auprès des Autochtones, le gouvernement choisisse de ne pas donner suite au projet de Trans Mountain? Le ministre a répondu : « Je ne peux pas présumer de ce qui sera décidé au cabinet ».
Cette réponse a de quoi inquiéter puisqu’elle montre l’inexistence d’un plan d’action et n’offre aucune certitude aux travailleurs qui s’interrogent sur leur avenir. Le gouvernement a dépensé 4,5 milliards de dollars des contribuables pour un projet qu’il ne s’engage pas à concrétiser.
Sans ce projet, le Canada n’accédera pas aux nouvelles possibilités offertes par le marché énergétique de l’Asie. Le projet Trans Mountain est essentiel pour les Canadiens. Nous nous attendons à ce que le gouvernement libéral garantisse la création des milliers d’emplois qui vont de pair avec la concrétisation du projet.