Perspectives — Du 24 au 26 octobre 2018

Récemment, les libéraux ont déclaré que leur taxe sur le carbone allait « réduire la pollution par le carbone au Canada de 80 à 90 millions de tonnes en 2022 », alors que leurs propres documents internes contredisent cette affirmation et prédisent une réduction de 35 % inférieure à ces chiffres
De toute manière, la politique du gouvernement sera sans effet sur les émissions mondiales.  Au mieux, la taxe sur le carbone permettra de réaliser une infinitésimale fraction des réductions qui pourraient être obtenues simplement en éliminant graduellement les grandes centrales thermiques alimentées au charbon.  En remplaçant une seule de ces centrales par une centrale nucléaire, on éliminerait le même volume d’émission que si 1,5 million de personnes remplaçaient leur voiture à essence par une voiture électrique.
Et ce n’est pas au Canada de faire des changements à cet égard. L’Inde utilise le charbon comme principale source d’énergie. Le Japon a construit huit centrales au charbon dans les deux dernières années et prévoit d’en construire 36 autres au cours de la prochaine décennie. La Chine est en train de construire des centrales au charbon capables de générer 259 gigawatts de puissance, lesquels s’ajouteront aux 993 gigawatts déjà produits par ce pays.
À titre de comparaison, le parc d’installation de l’Ontario Power Generation génère 17 gigawatts.  Une taxe sur le carbone serait à la fois inutile et injuste, et les Canadiens n’en veulent pas.
Les exploitations agricoles et les petites entreprises verront augmenter leurs dépenses incompressibles, alors que les grandes sociétés, elles, bénéficieront d’exemptions de la part du gouvernement fédéral.