Perspectives — Du 5 au 9 novembre 2018

La semaine dernière, le ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, l’honorable Bill Blair, a comparu devant le Sénat pendant la période des questions. Le sénateur Larry W. Smith, chef de l’opposition, lui a alors posé des questions au sujet de la frontière.
Actuellement, près de 40 % des personnes qui se trouvent dans les refuges pour sans-abri de Toronto sont des réfugiés. Le sénateur Smith a d’abord demandé au ministre ce qu’il comptait faire pour atténuer les pressions financières qui s’exercent sur les services provinciaux et municipaux.
Le ministre a déjà affirmé que le nombre de migrants illégaux avait diminué, mais selon la GRC, plus de gens que l’an dernier sont entrés illégalement au Canada cette année. Le gouvernement libéral s’est fixé le nouvel objectif d’expulser 10 000 personnes dont la demande d’asile a été refusée par année.
Cependant, les employés de l’Agence des services frontaliers du Canada disent avoir seulement entendu parler de ce plan dans les médias, et selon eux, il se pourrait qu’il n’y ait même pas de plan précis pour atteindre cet objectif. Malgré les assurances du ministre Blair, la Commission de l’immigration et du statut de réfugié affirme qu’il faut maintenant 21 mois avant qu’une demande d’asile soit traitée.
Les sénateurs conservateurs ont aussi posé des questions au ministre Blair sur les problèmes relatifs au crime organisé et aux producteurs de cannabis autorisés, mais aussi sur les problèmes relatifs à la légalisation de la marijuana au Nouveau-Brunswick et sur l’efficacité des dispositifs de détection des drogues.